Essayons la pub, les mots qui percutent pour voir si ça marche comme ça, le cerveau moderne.
Moi je vous le dis, on ne fera pas l’économie d’une révolution, reste à savoir laquelle car on a toujours tendance à faire ce qu’on connait déjà.
Moi, je la vois ronde, intérieure, intelligente, constructive, subtile, tout le contraire d’une fin de match bien arrosée.
De toute façon, j’ai horreur de ça, de cette mentalité bovine où l’Equipe tient lieu de feuille de route pour la semaine, j’ai horreur des Grenelles en tout genre, quelle pauvreté culturelle devant le travail qui nous attends, où sont passés les penseurs, les créateurs, les fous d’amour, les génies, il n’y a plus que cette vulgarité permanente où tout s’achète, tout se vends, de richissimes égoïstes qui font baver une classe de pauvres gens incultes qui continuent de sauter dans le piège à la cons-somation de plastiques en tout genres, poulets et dindes, vibromasseurs et chaises de jardins. Même les nains sont en plastiques, savez-vous que la production de préservatifs est extrêmement polluante et leurs destructions très lente, je parle même pas des quatre-quatre, grosse merde à roulette pour individus dangereux, non mais, on fait quoi, nous, en attendant la fonte des pôles, on mange de l’ours, et ben non, il est protégé, quelle mascarade, quel cynisme, quelle bêtise. Le désespoir est d’autant plus profond que l’espoir de changement est faible ou alors la haine sera telle que notre propre destruction deviendra le moteur d’une révolution planétaire.Et les classes moyennes, dans tout ça, totalement paumées, ça mange bio, ça roule en vélo et ça va au spectacle. On aime pas trop comment ça tourne mais bon, autant placer son pognon et faire quelques petites affaires pour arrondir les fins de mois. Et puis quoi, soyons optimistes, la science trouvera bien une solution car après tout les OGM c’est pas si mal que ça, ça peut nourrir les pauvres et rapporter des sous et puis on va bien trouver un substitut au pétrole, la preuve on roule déjà avec du maïs, moi tant que je roule, je ferme ma gueule et de toute façon j’y suis pour rien. Et ben si, pauvre con, c’est même en grande partie à cause de toi que nous perdons la boule car si tu avais un petit brin de courage, tu pourrais donner de l’espoir à tous ceux qui sont vraiment dans le caca. Tu sais, ta p’tite maison que tu loues une fortune avec un p’tit jardin au fin fond de la Creuse, elle pourrait faire vivre une famille de chomeurs. Bon c’est vrai que si les Emirats Arabes arrêtaient leurs conneries de golfes en plein désert, la famille Bush ses extractions de pétrole à tout crin, j’en passe et des meilleures, en cinq minutes des millions de gens retrouveraient le sourire. Mais bon, faut déjà balayer devant sa porte. Et notre porte à nous, c’est pas la joie. On en est arrivé à se détester cordialement les uns les autres, et là y’a de boulot. Le grand espoir, c’est la jeunesse et là je leur dit tout crû : si vous n’êtes pas foutus de dire merde à vos parents et leur petit pavillon à la con, alors vous passez à coté de cette superbe chance de vivre heureux avec une charmante petite beurette de banlieue ou un chaleureux black débrouillard.
En tout cas n’attendez plus rien de vos parents question liberté, car eux ils sont morts de trouille, ils se sont éteints devant la télé, tout seuls, sans le savoir.





