juin 16, 2009

Le service public est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas!!

LIBERTE

Je profite de cette phrase sympathique glanée sur le Net pour poser quelques réflexions sur le résultat des dernières élections en Europe.

Tout d’abord une grande satisfaction de voir J.L Mélanchon siéger au conseil de l’ Europe. J’ai pleinement confiance dans l’honnêteté et l’ intelligence de ce type là. Quand au succès d’Europe Ecologie, c’est plutôt une bonne chose qui je l’espère va aider le Front de Gauche à affirmer clairement sa position en matière d’écologie et à l’inverse celui-ci peut aiguillonner les écolos sur la nécessité d’une politique sociale forte notamment pour la défense des services publics européens.

Globalement, les chiffres le montrent, les votes de Gauche sont majoritaires en France. Il reste maintenant aux partis de se convaincre et d’affirmer haut et fort leur intention de se rassembler sur un programme de révolution sociétale qui s’appelle l’ ECOLOGIE. Et là la partie n’est pas gagnée car bon nombre de militants et de responsables politiques de gauche considèrent encore l’écologie comme un truc petit bourgeois, histoire d’éviter d’avoir à réfléchir eux-même sur les enjeux d’une décroissance consumériste necessaire à la transformation de nos sociétés.

Quand aux abstentionnistes, ils sont le reflet parfait d’une passivité individualiste idiote dont le résultat le plus affligeant pourrait être la montée d’un fascisme ordinaire auquels nos dirigeants actuels tentent de nous habituer.

Et pour finir, que vont faire les courageux du Modem, du PS et du NPA ? Oseront-ils monter à temps dans le train d’un peuple prêt à reconquérir sa place, à reconstruire un monde aimable et aimant ?

Fraternellement

Emlo

mai 29, 2009

J’ai franchi les montagnes

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J’ai franchi les montagnes

Pour enfin respirer

Je pense à tous ceux et celles que j’aime

Et je les salue

Mon pays natal me fait si  mal

Que je m’en absente un moment

Ou peut-être à tout jamais

Mais quoi qu’il arrive

Vous serez toujours dans mon coeur.

Emlo

avril 25, 2009

OMBRES

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Et pourtant je pleurais de bonheur

à te regarder courir après les vagues,

Le monde était beau, simple, entier.

Nous avions chassé cette ombre insidueuse

qui hantait nos cœurs.

Te retrouverais-je un jour ?

Emlo

mars 31, 2009

Du Rêve à la Réalité

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Hier, me baladant sur le Net, j’ai pu constaté avec un plaisir immense, l’aboutissement du merveilleux projet de la reconstruction intégrale de l’ancienne ligne à voie étroite du  Welsh Highland Railway en Ecosse.

Cette ancienne ligne disparue depuis des décennies est maintenant raccordée avec le réseau existant du Festigniog Railways. Cela fait donc un réseau de 62 kms en voie étroite qui dessert une magnifique région très sauvage avec d’immenses locomotives à vapeur rachetées en Afrique du Sud.

Pour beaucoup d’entre vous, cet évènement peut passer pour une joyeuse lubie de quelques passionnés de vieux trains, mais en fait il n’en n’est rien car cette audacieuse réalisation est tout simplement révolutionnaire. C’est tout une région qui se mobilise sur un projet totalement utopique mais oh combien porteur de sens : protéger l’espace en réorganisant les modes de transports collectifs. Les Welsh Highland retrouvent leur mémoire et se réapproprient leur territoire.

On est très loin de ce qui se passe en France où nos plus belles lignes de chemin de fer ont été massacrées et le peu qu’il en reste survit misérablement grâce à l’énergie de quelques bénévoles la plupart du temps en retraite, à qui l’on octroie de misérables subventions. Une honte de plus dans l’inculture généralisée des français qui arrivent à se contenter d’une image parfaitement désuète de ce moyen de transport formidable qu’est le chemin de fer.

Ah ouais, mais nous on a le TGV, fleuron de la technologie de pointe en la matière, dont l’impact le plus négatif est d’abandonner le reste du réseau ferré français dans l’indifférence quasi générale. Par ces temps de crise, le réveil sera très dur quand le français moyen n’aura plus les moyens d’entretenir sa sacro-sainte bagnole, car alors il constatera amèrement l’abandon réel du territoire français au profit des métropoles à venir.

Nous qui habitons en milieu rural, nous constatons avec colère la destruction de plus en plus rapide des services publics qui a pour finalité de faire économiser à l’ État des dépenses qu’il estime excessives, affirmant par là-même la nature de son projet : déposséder encore plus le peuple de son territoire et de son autonomie en jouant la carte des multi-nationales de l’agro-alimentaire et du nucléaire pour les mégapoles. Quand il n’y aura plus de pétrole, nous serons bien obligé de rejoindre les villes ou de nous déplacer à cheval. Nos villages ne seront plus alors que des musées où les quelques habitants permanents accueillont les touristes chinois en habit folklorique.

En attendant, je vous invite à aller visiter le site du Welsh Highland Railway, ça fout la banane !

Adishatz

Emlo

mars 21, 2009

Questions sans réponses

Il y a deux mois je commençais d’écrire un programme de transformation de notre société qui est actuellement en pleine crise. Je constate aujourd’hui que la sauce n’a pas prise mais que malgré tout quelques personnes ont été touchées par cette réflexion. Je les remercie d’avoir pris le temps de s’intéresser à ce travail qui m’a pris quelques heures par jour. J’aurai évidement souhaité qu’il suscite un vrai débat, cela n’a pas été le cas et ma foi il m’en reste quand même le plaisir d’avoir accouché d’un certain nombre d’idées qui me sont chères. Je réalise en même temps, le poids de ma solitude par le silence qui m’entoure et pose la question de ma place dans cette société. Dans le fond, celle-ci m’ennuie profondément et souvent m’agresse quand je sors de ma tanière. Il y a bien sûr les amis(es) fidèles qui sont autant de petites iles de bonheur partagé mais cela ne me réconcilie pas pour autant avec mes contemporains que je trouve la plupars du temps superficiels et absents. Je n’aime pas ce monde qui devient chaque jour de plus en plus froid par son absence d’envies profondes et de désintéret pour l’avenir de ses enfants. Pourtant, je vis dans un pays (l’ Europe) que j’aime pour sa richesse culturelle, la variété de ses paysages et de son habitat, son potentiel créatif et son histoire, pas la grande, celle de toutes ces petites gens qui ont lutté pour la beauté et la solidarité. Je vois partout combien chacun se renferme dans le peu de bonheur qu’il lui reste en attendant des jours meilleurs. Moi-même, j’éprouve une certaine lassitude de constater ô combien le combat est inégal. Comment construire une force qui pourrait s’opposer à ce fatalisme morbide d’une société éclatée ? Que de chapelles, que d’égos qui polluent la simple idée de se tendre la main. Je scrute avec attention le contenu des multiples discussions télévisuelles que nous offre le PAF et c’est toujours la plus grande gueule qui l’emporte, le plus méchant, le plus populiste. Quand à Internet, nous apprenons certaines choses mais rarement de très bonnes. Y aura-t-il enfin un seul état au monde pour s’opposer à l’ incurie générale ? Faudra-t-il attendre un désastre écologique majeur, l’explosion d’une centrale nucléaire par exemple, pour enfin ramasser les morceaux d’une Terre épuisée ? Verrons-nous un jour les voitures s’absenter des rues de nos cités, verrons -nous un jour des hommes replanter des millions d’arbres, nettoyer les rivières, redonner du silence aux sommets inaccessibles ? Ferons-nous un jour un référendum pour choisir entre l’armement et la santé ? Comprendrons-nous enfin que la violence humaine est intimement liée au refoulement créatif ?

Je vais donc retourner voir mon jardin intérieur qui un espace où j’aime cultiver la paix et la beauté, en laissant toujours la porte ouverte au visiteurs bienveillants. Peut-être est-ce là le plus sage pour amplifier la vague d’amour que nous souhaitons tous et toutes.

A quand ?

Emlo

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mars 19, 2009

Ne nous trompons pas de combat !

En ce Jeudi de grève nationale, alors que les premiers signes importants de l’effondrement du système capitaliste apparaissent, nous devrions avoir comme revendication première, la nécessité d’un changement radical de société en faveur de l’écologie.

N’est-ce pas là un symptôme remarquable de voir se disloquer le secteur automobile à un moment où nous devons repenser nos modes de consommation les plus agressifs ? La voiture individuelle n’est-elle-pas l’objet par excellence d’un égoïsme comportemental pathologique ? Et que dire du pétrole qui est devenu en quelques décennies l’énergie principale de nos modes de déplacement, de production agricole et de chauffage ? Et voilà que curieusement le Nucléaire réapparait comme la solution miracle à ce problème énergétique majeur.

Le secteur des travaux publics et du bâtiment s’effondrent. La belle affaire ! Devrions-nous pleurer sur le ralentissement important du bétonnage hexagonal, tant dans le secteur de l’habitat qui ne sait plus construire autre chose que des cages à lapins aussi luxueuses soient-elles, invivables et inchauffables, que celui des aménagements routiers de plus en plus voraces en espace.

Quand aux banques, ce n’est que justice de les voir mal en point, elles qui ont toujours su nous imposer leurs règles iniques, nous rendant totalement dépendants de la logique du crédit, et spéculant sur nos salaires de misère, afin d’entretenir une caste d’intouchables qui roulent avec de grosses voitures de luxe, vivent dans des villas somptueuses, et dont le seul travail est de gèrer au mieux son capital.

Bien sur qu’il faut se battre pour un partage plus équitable de la richesse crée par notre travail, mais mettre en avant le désir de consommation et l’augmentation des salaires, c’est encore rêver de devenir riche.

Ors nos enfants ont besoin avant toute chose de cet  amour qui les rends confiants dans la vie, les invitants par là-même à s’ouvrir aux autres pour construire une société aimable, paisible et créative.

Un grand chantier nous attends si nous faisons preuve de courage et d’imagination en acceptant d’abandonner cette misérable aliénation à un productivisme idiot, fait d’objets bruyants et polluants et la plus part du temps inutiles.

A demain

Emlo

charette

mars 14, 2009

A propos du Parti de Gauche

Suite au mail d’un ami qui s’étonnait assez désagréablement que je puisses soutenir ce Parti, je profite de l’occasion pour préciser mon engagement politique actuel.

Tout d’abord, il y a en  Juin les élections européennes, moment important pour construire ou faire basculer le scrutin en faveur d’une Europe écologique et sociale. Bien sur, les partis écologistes seront de la fête, mais ceux-ci ont dit Oui au référendum de 2005  sur le traité constitutionnel européen alors que nous étions majoritaires à voter contre dans notre beau pays. Et cela me gène profondément que les têtes pensantes du mouvement écologique français aient fait preuve d’une aussi grande cécité face à un choix populaire aussi fortement exprimé. Et dans le fond, si ce traité était aussi important pour une Europe écologique et sociale, alors ils portent la responsabilité de leur incompétence à ne pas avoir été capable de nous expliquer clairement l’aspect fondamentalement révolutionnaire de celui-ci.

Or, il ne sagit nullement du “marteau et de la faucille”, mais  bien au contraire d’un tournant radical en faveur d’une société apaisée et solidaire. Nous ne pourrons faire l’économie d’un projet construit autour de l’égalité sociale si nous voulons vivre dans une Europe écologique, ouverte et créative. Daniel Con Bendit vient d’ailleurs de sortir un projet européen remettant en cause fortement le système capitaliste. Il était temps pour les Verts de comprendre que le peuple a encore et peut-être encore plus aujourd’hui, une conscience politique qui aspire à l’égalité et la fraternité.

Il y aurait donc un sens aux trois mots magiques de la révolution de 1789 ? L’effondrement du libéralisme semble le prouver et comme disaient nos ancêtres : il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs.

Ensuite, il y a le fait que l’écologie est une Science et non une Utopie. Cela serait une trahison historique que d’effacer de nos mémoires, ce grand mouvement de révolte sociétale des années soixante qui a vu naître une pensée philosophique nouvelle où l’égalité des races et des sexes devenait le moteur d’une existence plus fraternelle et plus libre. Cette réappropriation du réel par le peuple créa les conditions favorables à la prise de conscience qu’un système de production agro-alimentaire totalement dépendant des industries pétrolières et chimiques, dépossédait l’individu de son autonomie la plus fondamentale : se nourrir. Alors il y eu les pionniers du retour à la terre qui expérimentèrent une pratique agricole à la fois ancestrale et innovante dans le sens d’une réflexion quasi-scientifique du processus créateur, mettant en lumière l’incroyable générosité de celui-ci pour les humains. Au lieu de la combattre, la Terre devenait notre amie.

Alors pourquoi mon adhésion au “Front Populaire” que souhaite créer Mélanchon et quelques autre responsables politiques de Gauche ?

C’est qu’il va nous falloir un immense courage pour stopper la folle machine productiviste qui continue de détruire inlassablement notre planète. Et seul un peuple déterminé peut réaliser cette Utopie. Aucune concession au système ne peut être envisagée. Il en va de notre survie, tout simplement.Et n’oublions surtout pas, l’immense espoir que nous pouvons porter afin d’offrir à nos enfants un monde de rêves et de paix.

A demain

Emlo

mars 13, 2009

REFLEXIONS COSMIQUES

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Photo : Lucie Chapuis

A demain

Emlo




mars 11, 2009

Lundi 8 Juin 2009

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mars 10, 2009

11.L’Europe de la Santé

La science de l’ écologie révolutionne là encore le rapport du corps et de l’esprit en considérant ce premier comme une entité vivante.

Il est donc bien plus qu’un ensemble de processus chimiques contrôlables, il est langage en interaction avec la chaine du vivant. Laisser “parler” son corps pourrait dans bien des cas nous aider à résoudre certains conflits intérieurs et empêcher par là même qu’ils se transforment en maladie. Crier, chanter, danser, courir, nager, faire l’amour, rire, sont d”excellents médicaments car ils nous libèrent de l’emprise  du mental sur le corps. Cette libération, contrairement aux idées reçues, est à l’opposé de tout comportement démentiel, car elle exige un vrai travail sur soi de conscientisation physique qui conduit inévitablement à une paix intérieure.

Nourrir son corps est une affaire tout aussi importante que l’écoute de celui-ci car l’absorption régulière pendant des années de résidus chimiques aussi infimes soient-ils, peut avoir des conséquences extrêmement graves sur notre état de santé.A l’inverse, le retour à une alimentation équilibrée et biologique, favorise la guérison de bon nombre de maladies.Il nous apparait donc que l’alimentation biologique devrait être la base de toute alimentation saine. Ne pas considérer ce point essentiel est inconséquent, voire criminel. Cela implique évidement un changement radical de nos pratiques alimentaires qui aiderait à rétablir également les cruelles inégalités entre les pays riches et pauvres.

Quand à la maladie mentale, elle exprime avant tout une rupture avec le réel et une désespérance profonde de l’individu. Une société vivante favorise naturellement le lien social car une société vivante n’a pas peur de “l’autre”. Nos sociétés individualisées ont engendré tellement de peurs, qu’il faudra consacrer un temps important à la déconstruction des communautarismes par la restitution au peuple, de ses espaces nécessaires à son bien-être, parallèle évident entre le corps morcelé ou unifié.

Cela nous conduit naturellement à remettre en question la prédominance de la concentration urbaine  au profit d’une meilleure répartition de la population et de ses activités sur le territoire. Une médecine de proximité ouverte au dialogue avec toutes les formes de guérison ou thérapie existantes, serait un grand pas pour redonner aux malades une place active dans le processus de guérison qui induirait forcément unes réduction importante des frais médicaux actuels.

Quand à la mort, nous devrions ré-apprendre à la regarder en face, tant l’illusion de pouvoir l’éviter, nous empêche de vivre.

A demain

Emlo

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